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Fonds Chine (avant 1914), Anonyme Les articles et cartes illustrant cette page de présentation sont extraits de : Cordier (Henri), Chine, in Grande Géographie Bong illustrée, les pays et les peuples, sous la direction d'Onésime Reclus, Paris, éditions Bong & Cie, 1914, Tome III, pp.214 à 280. La
capitale mongole, Ta tou ou Khan bâliq, fut construite
au Nord et un peu à l'Est de Yen King, la capitale des
Kin ; Pe King actuel
fut construit un peu au Sud de Khan bâliq ; il existe
encore des restes du mur mongol au Nord de la ville moderne.
Pe King se compose de deux villes principales : la ville
tartare ou Nei,tch'eng (cité intérieure) entourée
d'un mur bâti en 1437 et, au Sud, la ville chinoise (Nan
tch'eng ou Wei' louo tch'cng) dont le rempart date de 1544. La
muraille des deux villes dont l'orientation générale
est sensiblement le Nord et le Sud, et l'Est et l'Ouest, est
en tout semblable; la section de la muraille dans la ville tartare
a en moyenne 12 m. de largeur sur 13 m. de hauteur ; les bastions
sont échelonnés environ de 100 m. en 100 m.; les
uns ont 12 m. sur 12 m., les autres 25 sur 25. La
ville tartare à 5.400 m. de long (Nord-Sud) sur 6.700 m.
de large (Est-Ouest). La ville chinoise a 3.300 m. de long
(N.-S. sur 8.000 m. de large (E.-O.). Les murailles sont
percées de neuf portes monumentales, deux au Nord (Ngan
ting men et Te cheng men) ; deux à l'Est (Toung tche men
et Ts'i houa men); deux à l'Ouest (Si tche men et P'ing
tse men) ; trois au Sud (Choun tche men, Ts'ien men au centre,
Ha-ta-men). Dans l'intérieur de la ville tartare se trouve la cité impériale (Houang tch'eng) dans laquelle est enclavée la cité rouge interdite (Tse kiu tch'eng) ; c'est dans cette dernière ville que se trouvent les palais de l'empereur et des impératrices ; dans la ville impériale s'élève le Pe-t'ang, église du Nord, la cathédrale catholique; au Nord de la ville interdite s'élève la colline, actificielle King chan, populairement désignée comme le Mei chan (colline du charbon). Les
légations sont construites dans la partie Sud de la ville
tartare contre la muraille, entre les portes Ha-ta men et Ts'ien
men ; depuis 1900, elles forment un quartier séparé
dont la rue principale, rue des Légations, court de l'Est
à l'Ouest ; il est traversé du Sud au Nord
par le Canal Impérial. La ville chinoise est coupée
du Nord au Sud par une voie qui part de Ts'ien men à Young
ting men, nommée Ts'ien men Wai Ta kié, à
l'extrémité de laquelle sont bâtis les temples
du Ciel (T'ien T'an), et de l'Agriculture ( Sien Noung T'an)
construits sous les Ming et réparés par K'ieh loung ;
près de Ts'ien Men aboutissent les lignes de chemins de
fer ; la ville chinoise est la partie commerçante
de la capitale. Au Nord-Ouest de la ville tartare se trouve le
Youen Ming youen, Palais d'Eté de l'empereur, et au Sud
la chasse réservée, Nan youen ou Nan Hai tseu.
Le
chiffre de la population nest pas en rapport avec la vaste
surface occupée par la capitale de l'empire ; on l'estime
au maximum à 800.000 habitants. Nous ne reviendrons pas
sur les événements dont Pe King a été
le théâtre en 1900, les ayant racontés ailleurs.
La ville murée de T'oung tcheou sur le Pei ho, limite de la navigation de ce fleuve, sert de port à Pe King ; c'est près de cette ville qu'eut lieu lors de l'expédition franco-anglaise de 1860, le guet-apens du 18 septembre qui fut suivi de la bataille livrée le 21 septembre à Pa-li kiao (Pont à huit lis de T'oung tcheou), dans laquelle la cavalerie tartare de Seng-ko-lin-tsin fut mise en déroute, laissant libre la route de Pe King aux troupes alliées. (p.254)
Après
de longues négociations, un protocole fut signé
à Pe King le 7 septembre 1901 par les plénipotentiaires
étrangers, le prince K'ing, etc. Les principaux coupables
étaient châtiés, une indemnité de
450.000.000 de haikouan taëls devait être payée,
un quartier spécial devait être réservé
aux étrangers dans la capitale, des missions d'excuses
devaient être envoyées en Allemagne et au Japon,
un ministère des affaires étrangères, wai
wou pou, devait remplacer l'insuffisant Tsoung-li Yamen. Li Houng-tchang,
l'un des signataires du protocole, mourait peu après le
7 novembre 1901. La cour réfugiée à Si ngan
fou rentra à Pe King et Ts'eu Hi ne tarda pas à
redevenir plus puissante que jamais, mais elle meurt en novembre
1908 ; l'empereur l'avait précédée
de peu de jours dans la tombe.
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