Médiathèque de l'architecture et du patrimoine - Galup

 


Amélie Galup (1856-1943)
Femme photographe


 1.Biographie
 2.Bibliographie

1.BIOGRAPHIE


Au début des années 1980, menant une étude socio-historique, Claude Harmelle, sociologue, rencontre les familles implantées depuis longtemps à Saint-Antonin-Nobleval.

Le petit-fils d’Amélie Galup qui lui présente les négatifs et les albums composés par sa grand-mère. Saisissant tout l’intérêt de sa découverte, il organise deux expositions :

1984 : à Saint-Antonin ;

1986 : à la fondation Thiers.

A cette occasion, la famille d’Amélie Galup fait don à l’Etat de 2500 négatifs sur plaques de verre.

Née en 1856 à Bordeaux, Amélie Galup s’initie à la photographie vers 1895.

Elle installe sa chambre noire dans la cave de sa maison de Saint-Antonin-Nobleval et réalise elle-même ses tirages.





Il semble qu'Amélie Galup n'ait jamais appartenu à une société photographique.

Elle se marie en 1879 à Albert Galup magistrat à Albi.







La photographe amateur photographie ses proches dans leur quotidien, au cours d'excursions dans le département ou lors de séjours dans sa famille. Elle les met en scène :

son mari pose avec un perroquet,








son fils Jean est déguisé en Hidalgo,








ou sa fille Marie apparait derrière le feuillage d'un arbre.







A l'aide d'un drap ou d'un tapis, elle recrée même chez elle les conditions d'un véritable studio de portrait.


A sa famille viendront s'ajouter quelques figures locales comme Mme P., lauréate du prix du mérite agricole, ou encore un missionnaire protestant revenu d'Afrique.





Ces images, inspirées par les studios professionnels de l'époque, déroulent l'étonnante galerie de la société provinciale au tournant du siècle.





Si comme la plupart des photographes amateurs de son temps, Amélie Galup détaille l’environnement d’une bourgeoisie provinciale enregistrée dans ses intérieurs, ses habitudes et ses loisirs, elle va aussi savoir saisir l’image de l’univers qui l’entoure.

En photographiant les paysans, les déshérités ou les marchés elle apporte, inconsciemment peut-être, le témoignage précieux d'un monde voué à disparaître avec la Première Guerre mondiale.


A la mort d'Albert Galup en 1901, elle s'installe à Paris et abandonne la chambre grand format pour se consacrer aux photographies de famille.


2.BIBLIOGRAPHIE


— Amélie Galup, une femme photographe à la fin du siècle dernier, texte de Claude Harmelle, Paris, éditions Orélie/Mission du patrimoine photographique, 1986.

Amélie Galup, une femme photographe (de 1895 à 1901), textes de Claire Bonnafé, Michaël Houlette, Paris, éditions Atlantica, Paris, 2003.



 


 Ensemble du fonds

Photographie amateur :

Les mises en scène photographiques d'Amélie Galup
 

Séance de prise de vue chez Amélie Galup
 

Photographe amateur en action
 


La vie quotidienne :


Excursions en bord de mer
 

Loisirs
 

Monde de l'enfance
 

Moyens de transport
 

Scènes de marché
 

La vie religieuse en Europe
 

Justice
 

Petits métiers
 

Travaux agricoles
 

Industrie
 



 Crédits



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