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Emile
Boeswillwald (1815-1896)
Elève
de Labrouste.
Attaché à la Commission en 1843.
Chargé,
à moins de trente ans, des importantes restaurations des églises
de Saint-Germer (Oise) de 1844 à 1860, de Vignory de 1845 à
1853 et de la cathédrale de Toul. En 1846, Vitet et Mérimée
lui confient, en remplacement d'un architecte local incapable, l'ancienne
cathédrale de Laon. Il en entreprend la restauration en 1854 et
la dirigera jusqu'en 1896. En 1847, il devient l'architecte de la Sainte
Chapelle de Paris, où il succède à Duban et à
Lassus, et termine la restauration du monument. Il dirige enfin dans toute
la France, mais plus particulièrement dans l'Est, de nombreuses
et importantes restaurations : églises de Mouzon de 1866 à
1869, dans les Ardennes ; de Montiérender de 1851 à
1864, dans la Haute Marne ; d'Avioth, dans la Meuse ; du Palais Ducal
et des édifices de Nancy ; des églises de Neuviller,
de Niederbaslach de 1854 à 1868, dans le Bas Rhin ; des églises
de Thann, Guebwiller et de Murbach, dans le Haut Rhin ; du château
de Coucy (à la mort de Viollet-le-Duc), etc.
Nommé inspecteur général des Monuments historiques
en remplacement de Mérimée, le 29 octobre 1860, puis membre
de la Commission, le 5 décembre suivant, il conserve ces fonctions
jusqu'au 31 décembre 1895, date à laquelle il prend sa retraite,
après plus de cinquante ans de services. En qualité d'architecte
diocésain, il fut auxiliaire de Viollet-le-Duc et de Lassus à
Notre-Dame de Paris et reconstruisit la flèche de la cathédrale
de Bayonne.
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