Paul-Louis Boeswillwald (1844-1931)


École des Beaux-arts, élève de son père, dont il est l'adjoint sur de nombreux chantiers, avant de prendre sa succession pour les édifices de Toul et de Nancy.
Principaux travaux : remparts de la Cité de Carcassonne, à partir de 1879 (mort de Viollet-le-Duc) ; tour et pont d'Orthez (Basses-Pyrénées) ; remparts de Guérande (Loire-Inférieure) ; Saint-Père-sous-Vézelay (Yonne) ; église de Saint-Étienne et flèche de la tour de l'Horloge, à Auxerre (Yonne) ; château de Foix (Ariège) ; église et cloître de Saint-Gengoult, à Toul ; ancienne cathédrale de Toul ; églises de Rampillon (Seine-et-Marne) et d'Appoigny (Yonne) ; la Trinité de Vendôme ; monuments de Bourges ; ancienne cathédrale de Laon (en 1907, à la mort de Sauvageot) ; Sainte-Chapelle et hôtel de Cluny, à Paris.
Paul Boeswillwald est également architecte diocésain de Bourges. Il entre à la Commission des Monuments historiques le 26 mars 1885, est nommé inspecteur général en remplacement de son père, le 21 décembre 1895, et prend sa retraite le ler février 1929. Emile Boeswillwald, attaché à la Commission peu après 1840, et son fils Paul, disparu en 1931, ont marqué de leur forte empreinte l'histoire du Service des Monuments historiques pendant presque toute la durée de son premier siècle d'existence. Il n'est guère de grandes restaurations auxquelles leur nom ne soit associé, soit comme architectes, soit comme inspecteurs généraux ou membres de la Commission ; il n'est guère d'architectes du Service qu'ils n'ont guidés à leurs débuts ou assistés ensuite de leurs conseils.