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Fernand Cuville (1887-1927)
Fernand
Cuville est surtout connu pour ses photographies prises pendant la guerre
de 1914-1918, et notamment ses autochromes. Lorsqu'il est recensé
en 1907, sa fiche signalétique militaire précise quil
est "musicien" (clarinettiste). Il aurait obtenu un prix au
Conservatoire de musique de Paris ou de Bordeaux.
Ayant passé sa jeunesse à Bordeaux, il a pu rencontrer les
photographes bordelais Auguste Léon, au service d'Albert Kahn à
partir de 1909, et Bernard Chevalier, qui l'auraient formé à
la pratique photographique.
Reconnu "bon pour le service" en décembre 1914, il est
incorporé en février 1915 au 3ème régiment
d'infanterie coloniale, passe à une section d'infirmiers militaires
en août 1916, intègre une section de secrétaires d'état-major
de recrutement en février 1917.
Cuville travaille, pendant la guerre de 1914-1918, pour la Section photographique
de l'armée, créée en 1915, et qui emploie 15 opérateurs.
Il effectue des missions sur le front occidental (Reims, Soissons...)
réalisant des autochromes. Après son mariage en juin 1918,
avec la pianiste Marie-Antoinette Elesco dont il aura deux fils, il part
sur le front des Balkans en septembre 1918, et réalise une mission
au Mont-Athos.
Démobilisé en juillet 1919, il entre à la Fondation
Albert Kahn " Les Archives de la Planète ",
dont Jean Brunhes est un des directeurs. Il effectue seul ou avec Chevalier
des missions à Versailles, à Paris, en Angleterre, suit
les reconstructions dans plusieurs départements (Marne, Meuse,
Aisne, Haut-Rhin). A partir de 1919-1920, il photographie exclusivement
le quart sud-ouest de la France (Pyrénées, Charente-Maritime,
Gironde, Landes, Haute-Garonne).
Les premières difficultés financières d'Albert Kahn
amènent Auguste Léon, le chef du laboratoire, à demander
à Cuville de trouver d'autres sources de revenus. Les dernières
plaques pour " Les Archives de la Planète "
sont réalisées en août 1921. Cuville ne fera plus
guère de photographies ensuite, mais restera lié à
Jean Brunhes.
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