| 
Eugène
Viollet-le-Duc (1814-1879)
En
1840, est choisi, à l'âge de vingt six ans, par la Commission
des Monuments historiques, sur la proposition de Mérimée,
pour diriger la restauration de la Madeleine, à Vézelay,
qui dure de 1840 à 1861.
Durant les années suivantes, Mérimée lui fait confier
toute une série de missions d'études à travers la
France, notamment dans la Côte d'Or, l'Yonne, l'Aude, le Tarn, le
Tarn-et-Garonne, la Haute-Garonne, ainsi que la direction de nombreux
chantiers. Ce sont, entre autres, en Bourgogne, ceux des églises
de Montréal, de Saint-Père sous Vézelay, d'Auxerre,
de Semur, de la porte Saint-André, à Autun, et, dans le
Midi, ceux de l'église de Simorre (Gers), de l'hôtel de ville
de Saint-Antonin, etc.
Il travaille, en outre, à la même époque, pour le
compte de la ville de Narbonne, où il restaure l'église
Saint-Just et aménage l'ancien Archevêché en hôtel
de ville et en musée. Il exécute également la restauration
de l'église de Neuvy-Saint-Sépulcre (1840-1850) et entreprend
celle de l'église de Poissy.
D'autres travaux encore plus importants ne tardent pas à lui être
confiés : ce sont ceux de l'église abbatiale de Saint-Denis
(en 1847, en remplacement de Debret, à la suite de l'écroulement
de la flèche, mais les grands travaux de restauration ne reprendront
guère qu'en 1859, après le rattachement de Saint-Denis au
Service des Monuments historiques), des fortifications et de l'église
Saint-Nazaire, à Carcassonne (à partir de 1852), de la Salle
synodale de Sens (1855-1865), du château de Coucy (1856-1864), du
château de Pierrefonds (à partir de 1858), etc.
Chargé dès 1845 d'une étude complète sur Saint-Sernin
de Toulouse, il exécute la restauration de cette église,
de 1861 à 1877, et, dans la même ville, dirige également
celle du donjon du Capitole.
Il restaure enfin les remparts d'Avignon de 1863 à 1867, l'église
d'Eude 1864 à 1875,etc. A sa mort, en 1879, il était encore
l'architecte de Saint-Denis, des monuments de Toulouse, des fortifications
de Carcassonne, de l'église d'Eu et du château de Pierrefonds.
Depuis 1860, il appartenait à la Commission des Monuments historiques,
où il rapportait à chaque séance de nombreuses affaires
et exerçait en fait, avec Emile Boeswiliwald, les fonctions d'inspecteur
général.
A l'Administration des Cultes, sa carrière n'a pas été
moins brillante. En 1842, il remporte avec Lassus le concours ouvert pour
la restauration de Notre-Dame de Paris et, à partir de 1845, tous
deux entreprennent la réfection de la cathédrale, qu'il
poursuit seul à la mort de Lassus (réfection de la flèche
centrale). En 1849, il est également architecte diocésain
pour les cathédrales de Reims et d'Amiens. Enfin, en 1853, il devient
inspecteur général des édifices diocésains.
Exposition. Paris, Hôtel Sully, 1965.
Le voyage dItalie dEugène Viollet-le-Duc 1836-1837,
Geneviève Violllet-le-Duc, Jean-Jacques Aillagon, Paris, Ecole
des Beaux-arts, 1980.
Grand-Palais, 1979. Mon. Hist. France, 1965, 1-2.
|