1. Autres services
        Le Service des bâtiments civils et palais nationaux

        La Direction des cultes
        Le Service du génie militaire
        L’Administration préfectorale

 2. Le Service des Monuments historiques
       
 Le service central et les services extérieurs


La Médiathèque ne conserve en général aucun document sur la construction des édifices ou leur entretien avant leur protection au titre des Monuments historiques. Plusieurs services ont eu en charge, à des moments divers, ces édifices (objets, sites, etc.) jusqu’à une date récente, même s’ils étaient protégés au titre des Monuments historiques. L’administration des Monuments historiques a acquis pleine compétence sur certains d’entre eux soit à la disparition des services compétents à l’origine, soit lors de leur désaffectation.


 1. AUTRES SERVICES


LE SERVICE DES BÂTIMENTS CIVILS ET PALAIS NATIONAUX

La Médiathèque ne conserve pas d’archives provenant de ce service

Ce grand service des " Beaux-arts" avec son conseil général est issu des administrations d’Ancien Régime et des architectes du roi.
Service constructeur ou gestionnaire, il est responsable des Bâtiments civils et des Palais nationaux : palais et résidences royales comme Versailles, haras nationaux, palais de justice, universités, lycées, monuments commémoratifs, etc. Ce service, ainsi que le corps des architectes des bâtiments civils et des palais nationaux, a été supprimé à la fin des années 1970.
Les archives sont conservées aux Archives nationales (01 , etc. pour l’Ancien Régime, puis 02-05 , F13 , F21 pour ce qui est postérieur). La partie récente est, quant à elle, conservée au Centre des Archives Contemporaines de Fontainebleau.
Lors des premières mesures de déconcentration administrative (1950-1965), la conservation régionale des bâtiments de France de l’Ile-de-France située au Grand Palais, a hérité de nombreuses attributions de l’administration centrale ; elle a versé ses archives aux Archives départementales de Paris, de la Seine, dépôt annexe de Villemoisson pour la période 1940-1970. Le service national des travaux, localisé à Versailles, est l’héritier partiel du service des Bâtiments civils.
Dans les grands édifices (Versailles, Fontainebleau, Compiègne), les architectes ont toujours eu une agence pour surveiller les travaux. Seules les archives de l’Agence du Louvre ont été versées aux Archives nationales.

LA DIRECTION DES CULTES

la Médiathèque ne conserve pas d’archives provenant de ce service

Jusqu'à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat (1905), cette direction, rattachée généralement au ministère de l’Intérieur, était compétente pour l’entretien des édifices religieux appartenant à l’Etat.
Les architectes diocésains, comme Viollet-le-Duc, ont été chargés des bâtiments : cathédrales, archevêchés, évêchés, séminaires, temples appartenant à l’Etat et de leur mobilier. Ils étaient conseil pour les autres bâtiments, propriétés communales, les fabriques ayant la possibilité de construire à leurs frais ou d’acheter des bâtiments anciens, l’Etat pouvant accorder des subventions aux fabriques et aux municipalités.
Les archives centrales sont conservées aux Archives nationales (sous série F19). Les archives des Agences des architectes diocésains et des architectes ordinaires, parfois déposées aux Archives départementales, sont gérées par les Services départementaux de l’Architecture et du Patrimoine (SDAP). La Médiathèque conserve les archives de l’Agence des travaux de Paris Notre-Dame.

LE SERVICE DU GÉNIE MILITAIRE

la Médiathèque ne conserve pas d’archives provenant de ce service

Les ingénieurs du Génie ont en charge les installations militaires (fortifications, etc.) : les archives sont conservées par le Service historique de l’armée à Vincennes et dans les chefferies locales du Génie, qui les ont versées souvent aux Archives départementales. Le service des monuments historiques est compétent pour les installations " classées Monuments historiques " comme l’Ecole militaire, certains forts désaffectés, etc. En ce cas des archives existent à la Médiathèque.

L'ADMINISTRATION PRÉFECTORALE

La Médiathèque ne conserve pas d’archives provenant de ce service

Les archives issues du contrôle préfectoral sur les collectivités locales ou de l’action des services de l’Etat sont conservées aux Archives départementales.


 2. LE SERVICE DES MONUMENTS HISTORIQUES

François Guizot propose au Roi le 21 octobre 1830 la nomination de Ludovic Vitet (1802-1873) comme Inspecteur des Monuments historiques. Vitet effectue une première tournée dans les départements de Picardie et du Nord, dès la fin de l’année 1830, visitant monuments, bibliothèques, archives, musées, écoles de dessin, etc. Il rédige ce rapport fondateur du Service des Monuments historiques. En 1834, Vitet, appelé à d’autres charges, cède sa place à Prosper Mérimée, qui propose en 1837 la création d’une Commission des Monuments historiques composée de sept membres ; trois députés (le comte de Montesquiou familier de Louis-Philippe, Auguste Le Prévost fondateur avec Arcisse de Caumont de la Société des Antiquaires de Normandie et Vitet), le baron Taylor qui sera nommé Inspecteur des Beaux-arts en 1838, ainsi que deux architectes formés à l’Ecole des Beaux-arts, membres du conseil des Bâtiments civils (Augustin Caristie et Jacques Duban).
Le Service des Monuments historiques de Ludovic Vitet et Prosper Mérimée s’intéresse aux monuments, sites remarquables quelle qu’en soit l’époque (de la Préhistoire à la Renaissance essentiellement), l’importance (chapelle ou cathédrale), ou le propriétaire (commune, armée, particulier). A partir de 1881, les objets reçoivent un statut particulier.
Une documentation s’est ainsi constituée : plans, relevés, campagnes photographiques - Mission Héliographique - notes et notules, imprimées ou manuscrites. Ce Service est à l’origine du Musée du Moyen-âge (Collection Sommerard, Cluny et Ecouen), de Sculpture comparée au Trocadéro de la IIIe République (aujourd'hui Musée des Monuments français). Le Service a déposé dans son annexe du Trocadéro à partir des années 1890, des livres, des photographies, des gravures (double du dépôt légal) etc., qui ne pouvaient être conservés dans les locaux centraux, les cotant, les inventoriant..., pour en faire un instrument pédagogique, notamment pour les cours de l’école de Chaillot, créée en 1887 par Anatole de Baudot et qui forme les architectes du patrimoine.
Sur le terrain, dès le Second Empire et surtout sous la III République, des architectes attachés à la Commission des Monuments historiques, ordinaires - crées en 1897 qui assurent le suivi des chantiers et l'entretien - ou en chef, sont chargés des travaux sur les édifices portés sur ces listes. Ils n’entrent pas en concurrence avec les architectes diocésains ou ceux des bâtiments civils et palais nationaux.
La loi de 1913 crée le service actuel des Monuments historiques. Il hérite de l’entretien des édifices cultuels appartenant à l’Etat ou aux communes - lorsque ceux ci sont protégés au titre des " Monuments historiques " (lois de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat) - et des collections d’oeuvres et d’objets mobiliers, conservés dans les édifices cultuels quand ils sont classés.

La Première guerre mondiale a été une seconde révolution pour le Service des Monuments historiques : protéger le bâti, évacuer le mobilier, et, après la guerre, reconstruire les édifices protégés à l’identique tout en utilisant des techniques modernes, ciment armé et coulis d'injection (restauration d’Henri Deneux à Reims, les églises picardes)… Les débats furent nombreux et novateurs : problème des abords, début d’une planification urbaine, réflexion sur la conservation du patrimoine lié aux batailles (Chemin des Dames…).

En 1933, puis en 1941, le législateur réforme l’archéologie. La loi Malraux sur les secteurs sauvegardés (1964), puis la création des zones d’aménagement urbain (1983) montre la prise de conscience du patrimoine dans son environnement, tandis que la création d’un ministère de l’environnement fit perdre à la Commission son rôle en matière de site protégé.

Sous le Front populaire renaît l’idée de regrouper dans un Trocadéro rénové après l’exposition de 1937, un Office de documentation sur les Monuments historiques (ODMH) : bibliothèque, photographies, plans et relevés, avec un centre de recherches dont est issu le Centre de recherche sur les Monuments historiques (CRMH) actuel.

LE SERVICE CENTRAL ET LES SERVICES EXTÉRIEURS

Les archives du Service central sont issues du travail des bureaux : archives avec plans et photographies, enquêtes systématiques ou thématiques tel le casier archéologique. A partir des années 1960, les archives des architectes en chef furent recueillies d’abord comme archives privées, puis systématiquement comme archives publiques produites par des agents de l’Etat avec un mode de rémunération particulier (honoraires).

Les services extérieurs
La Médiathèque ne conserve pas d’archives provenant de ces services

La création à la Libération des Agences des Architectes des Bâtiments de France (niveau départemental) puis des Conservations régionales des bâtiments de France (niveau régional) réduit les attributions opérationnelles du Service central. Tirages photographiques et plans nécessaires à leur mission (doubles prélevés dans les fonds parisiens) sont envoyés alors dans les régions.
Actuellement, les bâtiments inscrits à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques sont de la compétence des services départementaux (SDAP) ainsi que l’entretien courant des bâtiments classés. Les Conservations régionales des Monuments historiques ont compétence sur les travaux depuis 1975. L’inspection des Monuments historiques émet des avis sur les études préalables à la restauration des édifices classés réalisées par les architectes en chef des Monuments historiques et dirige aussi la restauration des objets classés au titre des Monuments historiques. Elle est régionalisée depuis 1997.
Les archives des services extérieurs sont conservées aux Archives départementales.